La Cuisine est un Art

Lorsque l’on parle d’art, on cite toujours un écrivain, un musicien ou un peintre dont la mission est de créer un univers illusoire, un paradis artificiel pour nous consoler d’une réalité qui serait absurde. La mission d’un cuisinier est tout autre : en créant un univers qui n’a rien d’illusoire, un paradis qui n’a rien d’artificiel, il nous rapproche d’un Dieu dont je ne sais si tel ou tel chef y croit mais dont je suis certain qu’ils ne le rejettent pas. Et si un grand repas c’est du rêve, de l’illusion et des idées, c’est aussi l’univers des choses les plus simples auxquelles le génie du chef ajoute celui des choses invisibles. Certains cuisiniers nous donnent accès à cette réalité, ils nous la font percevoir dans son évidence concrète parce qu’ils sont, tout simplement des artistes.

Bernard Carrère.


Rechercher dans ce blog

23 septembre 2011

Le Fontainebleau

Pour 4 personnes : 300g de fromage blanc, 20cl de crème liquide, 40g de sucre glace.
 

Fouetter la crème liquide en Chantilly. Incorporer le sucre glace dès que la crème commence à prendre. Dans un saladier, battre légèrement le fromage blanc au fouet, puis incorporer petit à petit et délicatement la crème  fouettée. Dresser ce mélange dans des verres ou des ramequins en verre et laisser reposer 12 heures au frais afin que le mélange devienne bien mousseux. Servir frais.

Vous pouvez servir ce dessert avec des fruits rouges, des coulis ou tout simplement nature.


Cette recette vous est offerte par Fromages & Compagnie à Anglet.

22 septembre 2011

Lionel Osmin & Cie, une gamme de vins authentiquement Sud Ouest

Avec la simple idée que son cher Sud Ouest produit des vins rares et authentiques que l'on doit aux terroirs et aux hommes et la certitude ancrée en lui que la volonté peut changer profondément les choses, Lionel Osmin a créé une entreprise pleine d’envies à l’image de ce trublion convivial, tout autant passionné par les senteurs et les odeurs de la campagne que par le goût et les arômes d’un vin. Comme il le dit si joliment : "Si ma voie était toute tracée - l'horlogerie, l'or, les pierres précieuses - mon avenir était écrit ailleurs, au cœur de la terre et des hommes... Je voulais être paysan ou alors pianiste... J'ai essayé, en vain". C’est alors que cet amoureux de la terre et des hommes qui l’animent a découvert sa voie : être de ceux qui transcendent en partageant son enthousiasme. Le reste, tout le reste, est, pour lui "une histoire ordinaire…" Etudes d’ingénieur agricole, diplôme et tutti quanti pour en arriver à son but : se confronter au monde du vin en restant attaché à sa région du Sud-Ouest ! Sa volonté : n’en proposer que le meilleur. Son ambition : magnifier l'assemblage pour réaliser des produits de haute qualité, chacun dans son segment. Pour cela une seule issue : bien faire. "Au fond, conclut notre passionné, il y a 3 000 ans que l'homme produit du vin... et moi, je n'ai que 33 ans et la furieuse volonté de vous faire partager mon Sud Ouest... Et puis, je ne suis pas tout seul... Dans le nom de notre entreprise il y a bien entendu «Lionel Osmin», mais aussi, et surtout «et Cie»".
C’est que le bonhomme et ceux qu’il appelle ses "compagnons" ont voulu participer activement à l’écriture du grand livre des vins du Sud Ouest dont les premiers chapitres ont été écrits par de très bons vignerons au cours des vingt dernières années. Le livre n’étant pas achevé, la suite reste à écrire. Et c’est avec la volonté de révéler des cépages rares et des terroirs uniques, tout en restant à l’écoute des tendances et en recherchant de nouvelles expressions que s’inscrit la démarche de Lionel Osmin & Cie dont la signature est un gage de plaisir, de caractères, de savoir-faire mais aussi de convivialité au service d’un produit «à consommer avec modération».

Osmin & Cie
Rue d’Aspe - Berlanne - 64160 Morlaas
Tél. 05 59 05 14 66 - www.osmin.fr

21 septembre 2011

Les aromates, épices et condiments

Comme les romains de l’Antiquité, l’aristocratie du moyen âge et tous les peuples dont les ressources alimentaires manquent de variétés font usage d’aromates, d'épices et de condiments. On leur accorde des vertus digestives et thérapeutiques. Ce sont  aussi des agents de conservation. Ils sont utilisés pour des décorations de plats, marinades, salades composées, poissons, viandes, plancha, pâtisseries…

Les aromates :
Originaires pour la plupart d’Europe. Ils sont très variés, ce sont les feuilles et les tiges des plantes consommables (persil, ciboulette).

Les épices :
D’origine exotique, les épices se démarquent des aromates par la puissance de leurs saveurs (curry, paprika).

Les condiments :
Ce sont des substances simples comme le sel ou complexes comme la moutarde que l’on ajoute aux aliments pour les enrichir et les parfumer.
Les baies : genièvre, baies roses
Les bulbes : ail, échalote, oignon, ciboule
Les feuilles : cerfeuil, estragon, persil, basilic
Les fleurs : safran, de courgette
Les boutons floraux : câpres, clous de girofle
Les fruits : cornichons, piments, poivrons, vanille
Les graines : coriandre, cumin moutarde, muscade
L’écorce : la canelle
Les racines : céleri, raifort, carotte
Les rhizomes : curcuma, gingembre
Les tiges : l’angélique, ciboulette, fenouil


Les Bonnes Astuces de Christophe
Christophe Le Borgne

20 septembre 2011

Le plat venu d'Espagne : "El cocido Montañes"

Plat typique de Cantabrie, "El Cocido Montañes" est un plat à déguster dans les petits villages de la région : Ruente, Cabezón de la Sal, Santillana del Mar... 

Pour 4 personnes : 500g de haricots blancs / 200g de côtelettes de porc / 200g de lard / 150g de chorizo / 2 pommes de terre / 1 chou / 1 queue de porc / 1 oreille de porc / 1 boudin noir

Mettre dans une poêle les haricots, le lard, l'oreille, la queue, la côtelette de porc et le chorizo, recouvrir d'eau froide jusqu'à hauteur et faire cuire à feu lent. Couper le chou très fin et incorporer le au bout d'une heure de cuisson. Assaisonner et ajouter les pommes de terre coupées en quatre. Incorporer le boudin au bout de vingt minutes. Retirer du feu quand les haricots et les pommes de terre sont cuits. Laisser reposer quelques minutes avant de servir.

19 septembre 2011

Rencontre gourmande avec Sylvain Marconnet

A presque 35 ans, le pilier international a quitté Paris et le Stade Français pour poser ses valises sur la côte basque et ses crampons au Biarritz Olympique. Comme sur le terrain, c'est en équipe que Sylvain Marconnet trouve son plaisir, "autour d'une grande table, avec des amis, des bons plats et du vin à partager".
Son enfance à Givors "aux pieds des vignobles de Côte Rôtie" est une véritable école du goût. Des grands-parents agriculteurs et producteurs de Rigotte de Condrieu - fromage AOC depuis 2009 - lui inculquent les valeurs du terroir. Son frère, boucher-traiteur et sa maman "excellente cuisinière", font naître en lui le goût des bons plats traditionnels. Dans cette éducation, seule la pratique n'est pas comprise, "avec ma mère et mon frère à la maison, impossible d'approcher les fourneaux, je ne pouvais que goûter".
Durant les treize années qu'il passe dans la capitale, Sylvain n'oublie pas pour autant la cuisine traditionnelle de famille. Il apprécie les tables de Christian Etchebest, Yves Camdeborde et Christian Constant dans lesquelles il retrouve "la simplicité, l'authenticité des produits et des moments de plaisir". Ce sont ces instants de bonheur culinaire qu'il préfére autour d'une table "pas forcément très recherchée ou très élaborée", même s'il voue une admiration pour la soupe d'artichaut à la truffe noire de Guy Savoy. C'est en visitant les cuisines de cet immense chef - devenu un ami - qu'il a fait le parallèle entre le monde de la cuisine et le rugby. "Une brigade de cuisine, ce sont des commis qui travaillent dans l'ombre, à préparer, couper, ciseler puis interviennent les chefs de partie pour cuire, assaisonner, dresser selon les indications du chef. Au rugby c'est pareil, il y a les huit de devant qui font le boulot pour  prendre des ballons que les arrières utilisent pour marquer des essais et faire le spectacle sous le commandement du demi d'ouverture". De quoi troquer le casque pour la toque et le ballon pour la cuillère.
Habitué du quartier des Docks, il apprécie aussi bien la viande et les préparations de la Boucherie que les produits et le service de la Criée. C'est ainsi qu'il "tutoie l'excellence" lorsqu'il prépare des chipirons à la plancha. Une bonne cave, pour Sylvain, est une cave pleine, "quand les amis arrivent, il faut du vin pour tous et pour tout le repas". Les étiquettes sont variées ; Saint Joseph, Pomerol, Côtes de Nuits, Irouléguy... "Le vin, c'est surtout des images qui viennent à l'esprit ; si on le goûte profondément on peut sentir la région, le terroir, la vigne".
Des sensations, une ambiance, le terroir, voilà ce que recherche cet amoureux des bons produits et des plats simples. Gourmand ? Oui, quand il évoque un baba au rhum, un mille-feuille ou un éclair. Curieux aussi. Il a prévu de visiter et découvrir certains des meilleurs producteurs du pays basque comme Pierre Oteiza aux Aldudes, Eric Ospital à Hasparren et biens d'autres encore.
Si vous souhaitez croiser Sylvain, vous devrez arpenter les marchés, les épiceries, les caves ou devant une assiette de tapas du Bar Basque à Biarritz. Une fois la saison rugbystique terminée, bien sûr.

Photo : © Pressport